La Belgique est une cible privilégiée des plateformes de trading frauduleuses. La FSMA, l'Autorité des services et marchés financiers, tient une liste d'avertissement bien connue qui recense les plateformes actives sans agrément ou ouvertement frauduleuses. Cette liste s'allonge sans cesse et compte désormais des centaines de noms. Le scénario est presque toujours le même. Une publicité sur les réseaux sociaux montre une personnalité belge présentée comme enrichie grâce à une plateforme d'investissement. Après l'inscription, un tableau de bord soigné affiche des gains fictifs. Au moment du retrait, on exige une prétendue taxe ou commission. Puis le chargé de compte disparaît.
Déposez plainte dans tous les cas. C'est possible en ligne via police.be, ou auprès de votre zone de police locale. Précisez qu'il s'agit d'une plateforme de trading frauduleuse et indiquez si elle figure sur la liste de la FSMA. Transférez les e-mails et messages suspects à Safeonweb. Pour les incidents cyber, le Centre pour la Cybersécurité Belgique est l'autorité compétente. Une plainte ne suit pas l'argent: cela exige un travail d'analyse forensique sur la blockchain. C'est notre part du travail.
Nous recevons des dossiers de tout le pays. De Bruxelles, où des victimes sont approchées sur LinkedIn par de pseudo-conseillers en investissement. De Liège, où les fausses plateformes ciblent les épargnants avec des promesses de rendements sur le forex et les cryptomonnaies. De Charleroi et de Namur, où les groupes Telegram recrutent de jeunes investisseurs. La honte est partout la même, et partout injustifiée. Ces fraudes sont organisées par des professionnels. Il n'y a aucune raison de se taire, et toutes les raisons de faire suivre la trace de l'argent.